D’après Chamak, les films datés de l’époque où l’autisme était considéré comme un trouble rare et ne concernant que des enfants mutiques donnent lieu à des films mettant en scène des tentatives d’éducations d’enfants, comme l’illustrent L’Enfant sauvage de François Truffaut en 1969, le documentaire Ce gamin, là de Renaud Victor, en 1975[10], et les films plus méconnus d’Alfred et Françoise Brauner, consacrés à leur centre éducatif de Saint-Mandé, et réalisés entre 1967 et 1996 [10].

DocumentairesModifier

Autism Every DayModifier

Autism Every Day (en français : L’autisme, chaque jour) est un film documentaire américain sorti en , sponsorisé par Autism Speaks, et produit par Lauren Thierry, Jim Watkins et Eric Solomon[11]. Il se compose principalement d’entretiens avec des mères d’enfants autistes[12], et a été sélectionné pour une projection spéciale au Festival du film de Sundance en 2007[13],[14],[15]. Ce documentaire met l’accent sur le stress et le désespoir occasionnel qu’engendre l’éducation des enfants avec autisme[11]. Il est critiqué par le mouvement pour les droits des personnes autistes[16],[17].

孤独症Modifier

孤独症 est un documentaire chinois, sous-titré et traduit en anglais sous le titre de Children of the Stars (« enfants des étoiles »). 星星的孩子 / Xīngxīng -de háizi, en français « enfant des étoiles », est une expression utilisée à Taïwan pour décrire les enfants autistes[18]. Ce documentaire est centré sur un institut (北京星星雨教育研究所), créé en 1993 à Pékin par Tian Huiping. En 1992, elle voyage depuis Chongqing jusqu’à Pékin, pour chercher de l’aide pour son fils autiste[19]. Elle lance l’école un an plus tard. Financée uniquement par des dons, cette école est la première institution non-gouvernementale chinoise destinée à accueillir des enfants autistes[20]. Elle propose un programme éducatif sur 11 semaines, basé sur la méthode ABA.

L’Enfant-chevalModifier

Tiré du livre du même nom, ce film est réalisé par Michel Orion Scott et distribué par Zeitgeist Films[21].

Le Cerveau d’HugoModifier

Le cerveau d’Hugo est un documentaire français réalisé par Sophie Révil durant l’année 2012. Durant 1 heure et 35 minutes il plonge dans la vie d’Hugo, un jeune autiste diagnostiqué Asperger dès son plus jeune âge. Le documentaire traite de tous les aspects de la vie d’un Aspie en décortiquant les comportements comme les difficultés aux rapports sociaux ou encore face au langage et aux intérêts restreints (ici le piano). En parallèle au long métrage, le documentaire propose le témoignage d’enfants, d’adolescents et d’adultes avec syndrome d’Asperger.

Largement accepté, ce documentaire marque un réel impact sur la vision portée sur l’autisme et dans sa démédiatisation.

Films de fictionModifier

Depuis les années 1970, des personnages sont apparus dans les films et la télévision, avec des traits que l’on pourrait qualifier comme appartenant au « spectre de l’autisme ». Les personnages ont été présentés ou décrits comme ouvertement autistes, ou bien ils ont été conçus avec des nombreux traits propres aux TSA[22].

FilmographieModifier

Donald Morton et Isabelle Sorenson de Crazy in LoveModifier

Le film est une comédie romantique mettant en scène deux personnages ayant le syndrome d’Asperger. Donald (joué par Josh Hartnett) dirige un petit groupe d’entraide pour les personnes plus « touchées » par l’autisme qu’il ne l’est lui. Crazy in Love est une fiction basée sur une véritable relation entre Jerry Newport et Mary Meinel (maintenant Mary Newport).

Max Horowitz de Mary et MaxModifier

Mary et Max est une comédie noire australienne, sous forme de film d’animation, sorti en 2009. Il a été écrit et réalisé par Adam Elliot et produit par Melanie Coombs. Les voix sont celles de Philip Seymour Hoffman, Toni Collette, Eric Bana, Bethany Whitmore, et Barry Humphries est la voix du narrateur.

Inspirée par sa relation d’amitié avec Max, Mary étudie la psychologie à l’université, et écrit son doctorat sur le syndrome d’Asperger avec Max comme sujet-test. Elle espère que son écrit sera publié dans un livre, mais quand Max en reçoit une copie, il devient furieux de constater qu’elle n’ait pas pris davantage en compte sa condition, laquelle étant vue comme faisant partie intégrante de sa personnalité, et non comme un trouble qui a besoin d’être soigné. Il coupe court à la communication avec Mary. Cette dernière, profondément touchée, met fin à sa carrière en herbe, et s’enfonce dans la dépression en commençant à boire, comme sa mère l’avait fait avant elle. Par hasard, un jour, en cherchant dans une armoire, elle trouve une boîte de lait condensé et l’envoie à Max comme excuse. Le développement d’une amitié inhabituelle va s’ensuivre.

Oskar Schell du film Extrêmement fort et incroyablement prèsModifier

Extrêmement fort et incroyablement près est un drame américain de 2011, adapté d’une nouvelle de Jonathan Safran Foer, réalisé par Stephen Daldry et écrit par Eric Roth. Les acteurs principaux jouant dans ce film sont : Thomas Horn, Tom Hanks, Sandra Bullock, Max von Sydow, Viola Davis, John Goodman, Jeffrey Wright, et Zoe Caldwell.

Adam Raki du film AdamModifier

Adam Raki (joué par Hugh Dancy) est un jeune homme timide et isolé ayant le syndrome d’Asperger, qui vit seul à Manhattan après le départ de son père. Par sa condition, Adam a des difficultés de communication avec les autres, et préfère s’échapper dans sa passion : l’exploration spatiale. Beth Buchwald, personnage joué par Rose Byrne, est enseignante et auteure de livre pour enfants, qui s’installe dans l’appartement juste au-dessus de celui d’Adam. Une nuit, Beth est choquée de le trouver en train de nettoyer sa vitre, suspendu depuis le toit de l’immeuble, dans une combinaison spatiale. Beth va se prendre d’amitié pour Adam malgré ses bizarreries. Ce dernier aura l’espoir d’une relation avec elle, mais les premières tentatives seront maladroites à cause de sa peur de l’interaction sociale. Finalement, il se libérera suffisamment de ses routines pour pouvoir vivre avec Beth[25].

Séries téléviséesModifier

Spock de Star TrekModifier

Le personnage de Monsieur Spock, joué par Leonard Nimoy dans Star Trek, a souvent été comparé à un porteur du syndrome d’Asperger[26], notamment par Tony Attwood qui analyse le conflit posé par sa double nature, son héritage vulcain le poussant vers la raison et la logique, en considérant que les émotions dues à son héritage humain sont une faiblesse[27].

Sheldon Cooper de The Big Bang TheoryModifier

 

L’acteur Jim Parsons, qui joue Sheldon, parle à Comic-Con.

Sheldon Cooper (joué par Jim Parsons) est un physicien de la Caltech Institute qui a un QI de 187. Il est célèbre pour sa ferme conviction que personne ne peut avoir une intelligence égale à la sienne, ainsi que pour tatillonner sur les faits et théories scientifiques apparemment triviales pour lui, et pour n’avoir quasiment pas de socialisation. Bien que le comportement de Sheldon puisse ressembler au comportement de certaines personnes ayant le syndrome d’Asperger[28],[29],[30], il est important de préciser que ce personnage est particulièrement caricatural, et que les scénaristes eux-mêmes l’avaient rappelé en définissant ses comportements de « Sheldonesques[29] ».

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Danny Pudi, l’acteur interprétant Abed Nadir.

Abed Nadir (interprété par Danny Pudi) est un jeune palestino-polono-américain, apparemment impassible, passionné de culture pop, et qui aspire à devenir réalisateur. Tout comme Spock, Abed éprouve de la sympathie pour ses amis, est très analytique, parle sur un ton plutôt monotone et saccadé, et avec franchise, ce qui amène certains de ses amis à le soupçonner Asperger. Contrairement à la série The Big Bang Theory, le syndrome d’Asperger est officiellement déclaré.

Will Graham de la série HannibalModifier

Dans l’épisode pilote de Hannibal, on demande à Will Graham (joué par Hugh Dancy) : « Où êtes-vous tombé sur le spectre ? » ; il répond : « […] proche du syndrome d’Asperger. » Plus tard, Hannibal Lecter observera que Graham « N’aime pas maintenir un contact visuel. » Mais dans le neuvième épisode, il affirme que Graham « a trop de neurones miroirs[31]. »

Dr Spencer Reid de la série Esprits criminelsModifier

Le personnage du Dr Spencer Reid, interprété par Matthew Gray Gubler, présente de nombreux traits appartenant au syndrome d’Asperger, notamment son manque de compétences sociales et sa tendance à la digression sur certains sujets. Il est également maladroit dans les situations sociales, et peut effrayer les gens sans le vouloir, en leur faisant perdre espoir sur leur situation. Au tout début de la série, un criminel avait déjà remarqué quelques-unes de ses tendances autistiques. Le personnage entretient une amitié forte avec quelques personnes, et il est profondément touché quand un de ceux-là part. Ce lien fort était clairement apparent quand une personne avec qui il partageait une passion commune, avait été assassinée devant lui. Il a également montré un fort attachement avec un jeune garçon autiste dont les parents avaient été enlevés. Gubler a confirmé que le personnage avait effectivement le syndrome d’Asperger, ainsi qu’une éventuelle schizophrénie mineure.

Sonya Cross de The BridgeModifier

Le personnage principal de la série The Bridge met en scène la détective Sonya Cross du service de Police d’El Paso (jouée par l’actrice allemande Diane Kruger face à l’acteur mexicain Demián Bichir en détective Marco Ruiz de la police d’État de Chihuahua) qui a le SA (syndrome d’Asperger). Bien que ce ne soit pas officiellement déclaré, le diagnostic du syndrome d’Asperger de Sonya est reconnu par les producteurs de l’émission et par l’équipe de production qui comprend un spécialiste du SA, Alex Plank, qui a lui-même le SA[32],[33],[34],[35],[36]. La série est basée sur une autre du même nom, réalisée sur le pont reliant le Danemark à la Suède, qui met en scène Sofia Helin en Saga Norén de la police criminelle suédoise, de Malmö, et Kim Bodnia en Martin Rohde, de la police du Danemark, de Copenhague. Les auteurs ont déclaré : « nous n’avons pas dit qu’elle avait le syndrome d’Asperger, si nous l’avions fait, nous aurions dû suivre exactement les caractéristiques du diagnostic[37]. »

Benedict Cumberbatch dans son rôle de SherlockModifier

Sherlock Holmes, d’Arthur Conan Doyle a parfois été décrit comme ayant des traits associés au syndrome d’Asperger[38].

La série de la BBC Sherlock fait explicitement référence au syndrome d’Asperger. Ainsi, on retrouve dans l’épisode « Les Chiens de Baskerville » l’échange suivant[39] :

Lestrade : Je crois qu’il aime avoir des visages qui lui sont familiers en face de lui. Ça rappelle son… son…
Dr Watson : Syndrome d’Asperger ?

Dr Temperance « Bones » Brennan de Bones (série télévisée)Modifier

Le personnage principal de la série Bones, Temperance Brennan, a été inspiré par un ami « Aspie » du réalisateur.

Dr Gregory House de House, MDModifier

Le Dr Gregory House — fréquemment appelé « House » — a souvent été suspecté par des spectateurs de la série d’avoir le syndrome d’Asperger[40]. Personnage principal de la série américaine de même nom, interprété par l’acteur anglais Hugh Laurie, il dirige une équipe à l’hôpital fictif de Princeton Plainsboro dans le New Jersey[41]. House a été décrit comme étant misanthrope, cynique, narcissique, et grincheux[42]. C’est le seul personnage qui apparaît dans les 177 épisodes.

House dit souvent que « tout le monde ment », mais en plaisantant, il fait remarquer qu’il ment quand il le dit[43]. House critique les étiquettes sociales car elles ne sont pas rationnelles et ne sont d’aucune utilité[44]. Dans l’épisode « Lines in the Sand » de la saison trois, il explique comment il envie un patient autiste car cela lui permet de renoncer aux subtilités sociales qu’il doit, lui, endurer[44].

Dans le même épisode, le Dr Wilson suggère que House devait avoir le syndrome d’Asperger, qui se caractérise par un certain nombre de traits retrouvés chez lui, tels que la difficulté à accepter les règles sociales, le manque d’intérêt pour son apparence physique et la résistance au changement.

House est un anti-conformiste et accorde peu d’importance au jugement que les autres pourraient avoir de lui[45]. Tout au long de la série, il se montre méprisant envers l’autorité[46]. House montre un mépris presque constant de sa propre apparence, en s’habillant en jeans usés, chemises froissées, T-shirts et baskets. Il évite de porter la blouse blanche traditionnelle des médecins pour éviter que les patients le reconnaissent comme tel, préférant ainsi porter un blazer miteux ou, moins fréquemment, une veste de moto[46],[47].

Dr Eugene Porter de The Walking DeadModifier

Le Dr Eugene Porter (joué par Josh McDermitt) de The Walking Dead a de nombreux traits caractérisant le syndrome d’Asperger (SA). Il est socialement maladroit et utilise souvent un langage pédant. Eugene semble également posséder une connaissance exceptionnelle et experte dans certains domaines spécialisés en rapport avec la science. Dans une interview de novembre 2014, à propos du possible SA de son personnage, l’acteur Josh McDermitt répond : « Je ne veux pas aborder ce sujet », indiquant au passage que cette potentielle affection d’Eugene est l’un des « secrets de l’émission »[48].

Elliot de Mr. RobotModifier

Le personnage d’Elliot, dans la série Mr. Robot, présente aussi au début de la série une série de symptômes pouvant faire penser au syndrome d’Asperger[49]. Il est socialement maladroit, parle d’un ton monocorde et ne supporte pas le contact physique. Il est aussi un hackeur hors-pair. Par la suite, de nouvelles pathologies apparaissent, comme l’amnésie, ou encore des hallucinations, qui ne sont pas liées au syndrome.

Jesse Banks de The CodeModifier

Jesse Banks est un hacker en liberté surveillée, sur lequel veille en permanence son frère journaliste. Impliqués dans une affaire qui relève du secret d’état, Jesse se retrouve brutalement confronté aux réalités du monde et doit apprendre à gérer seul ses angoisses pour parvenir à sauver sa vie et aider son frère.

L’acteur Ashley Zukerman a reçu en 2014 un AACTA award pour sa prestation remarquable dans ce rôle principal.

Jerry Espenson de Boston JusticeModifier

Jerry Espenson (interprété par Christian Clemenson) présenté d’abord comme financier important du cabinet Crane, Poole & Schmidt et atteint du syndrome d’Asperger est un collaborateur moqué par les associés du cabinet. Appelé « la main » par ces derniers parce qu’il colle toujours ses mains sur ces genoux en toutes circonstances, y compris lorsqu’il est debout ou qu’il marche, il a également des tics tels que sauter lorsqu’il est stressé, répéter des onomatopées diverses telles que « Bingo », couiner lorsqu’il est anxieux…

Apprenant qu’il ne sera pas retenu pour devenir l’un des associés principal du cabinet, il ira jusqu’à prendre en otage l’un des partenaires qui dirige ce cabinet. Soigné grâce à une thérapie, il reviendra ensuite au cabinet notamment pour demander main forte à son ami qui le soutient depuis toujours, l’avocat Alan Shore qui l’aidera à se sortir de situation embarrassantes dans lesquelles s’est mis Jerry . Par la suite, il ouvrira son propre cabinet et deviendra un avocat de la partie adverse face au cabinet Crane, Poole & Schmidt. Pour surmonter ses craintes et faire disparaître les signes de son syndrome d’Asperger, il utilisera une cigarette en bois qu’il voit comme une technique de relaxation, il devient dès lors un avocat tenace et affirmé, qui va même jusqu’à plaisanter avec les personnes présente dans le tribunal.

Astrid Nielsen de Astrid & Raphaëlle

Astrid Nielsen (Sara Mortensen) est ouvertement présentée comme autiste. Elle est documentaliste criminelle, et son intérêt spécifique pour la criminalistique, ainsi que pour les puzzles et énigmes est un atout considérable à sa co-équipière Raphaëlle pour résoudre les enquêtes. Astrid présente de nombreux traits autistiques, notamment l’hypersensibilité sensorielle et l’auto-stimulation.

On apprend à l’épisode 7 qu’elle avait un oncle également autiste.

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